LES CHRONIQUES CINÉ DE FRANCISCO & CO.

LES CHRONIQUES CINÉ DE  FRANCISCO & CO.

300, dyptique trippant !

PEPLUM / ACTION                        BLU-RAY

ZACK SNYDER & NOAM MURO

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Ben ouais, moi j'adore.

- This is Spartaaaa !!!!!

- Tonight we dine in Hell !!!!

Dix ans après sa sortie, ce trip de beauf macho et guerrier me laisse encore les poils tout droits sur les bras. Quel pied mes amis ! Voir 300 braves et quelques paysans affronter fièrement et d'une manière totalement décomplexée, les hordes barbares du frimeur et maniéré Xerxès me donne des ailes pour affronter notre monde dangereux et peuplé de malfaisants. J'adore me frapper la poitrine en gueulant 'force et honneur ! " avant d'attaquer une nouvelle journée de travail ou d'accomplir une tâche administrative. On est Spartiate ou on ne l'est pas.  C'est aussi simple que ça et c'est la raison pour laquelle, à chaque revoyure de ce chant de guerre ruisselant de sang et remplit de bruit et de fureur, je me retrouve le plus souvent seul ou accompagné de mon fiston. Ma tendre aimée ne cherche pas à analyser. De toute façon, une personne cultivée, équilibrée et donc raffinée, ne pourra jamais comprendre un amoureux de 300. Aussi, elle m'abandonne, complice et bienveillante, à ce plaisir coupable de revoir pour la 300ème fois cette putain de leçon de résistance face à l'inéluctable. Déferlement de testostérone pure, injectée directement et sans additifs dans les veines du geek vieillissant, à moitié chauve et en léger surpoids que je suis devenu aujourd'hui.

 

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300, j'adore... J'adore la virtuosité et le découpage des scènes de bastons. J'adore cette patine visuelle entièrement retravaillée façon comics. Quel plus bel hommage pouvait-on rendre à la fougue expressionniste dévastatrice du roman graphique de Frank Miller?!! J'adore l'incarnation totalement sublimée et habitée de Gérard Butler dans le rôle du chef de guerre définitif qu'est Léonidas. Un charisme à fendre la roche et enflammer les cieux qui rend immédiatement crédible son personnage. Un être d'exception capable de galvaniser ses troupes face à un affrontement clairement sans issue. On ne va pas redire que cet épisode s'inspire de la célèbre bataille des Thermopyles. Allez voir sur Wikipedia. Mais, de toute façon, ce n'est pas une leçon d'histoire. On se contente ici d'embrasser le mythe, de lui carresser ses parties les plus nobles et de t'envoyer, toi, petit spectateur fragile, au coeur d'un combat de titans. Faut juste être détendu et consentant. Et alors, mazette, que c'est bon ! que c'est méga-poilant !

Alors oui, je sais. Je sais que les uns trouvent ça complètement con, kitsch et pompeux mais je n'ai jamais pu supporter les uns. Dans ma vie, je me suis toujours positionné en faveur des autres. C'est donc, en toute logique, que je me suis régalé de me retrouver ainsi aux premières loges d'un affrontement sévèrement burné, délicieusement basique conduit par le king des héros Badass, le chef de meute ultime, l'Elvis Presley du glaive vengeur, le Snake Plisken des Thermopyles, j'ai nommé : Léonidas !!!

This is Sparta, putain.

 

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Huit ans plus tard...

Zack Snyder va taper l'adaptation du Xerxès de Miller et va donc courageusement produire la suite d'un film ou tout le monde est mort. On va causer de ce qui est arrivé avant, pendant et après le coup des Thermopyles. Et pourquoi pas ?

La critique et pas mal de fans vont quitter la salle consternés. Ça s'appelle un peu une taule. Le film, lui est intitulé plus sobrement : 300 La naissance d'un empire. Et vous savez quoi? ben moi, j'ai encore kiffé ma race. Je sais, la-dessus, je suis irrécupérable. Mais j'ai pas honte. J'assume tout à fond et notamment la première demi-heure. Un enchainement de séquences que je trouve bien emballantes visuellement et qui plantent soigneusement le décor. La genèse de Xerxès, l'éveil d'Artémise, tout ça est super trippant et bien décoré. L'esprit BD règne en maître.

C'est l'aventure, les gars ! On y re-est !

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Alors, certes,  j'ai moins aimé que "300 tout court" parce qu'il n'y a plus Leonidas et que du coup, tout est un peu dépeuplé. Mais, il y a toujours un "mais" dans les films avec des spartiates, il y a  : Eva Green !!!!.

Elle incarne donc Artémise (Artémisia, en anglais) Une cheftaine des méchants qui assure le job à fond ! On oublie vite cette grande tige ambrée de Xerxès pour épouser avec onction la cruauté furieusement sexy de celle qui a sauvé pour moi la suite de Sin City. Si j'étais hyper célèbre je l'embaucherais comme garde du corps. Eva Green assure.  Eva, c'est quand même la nana qui a brisé le coeur de James Bond et qui a fait de la suite de Sin City une expérience à vivre et sur laquelle débattre entre amis. Ici, je dirais même qu'elle est impériale.

 

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Alors, évidement, c'est sûr qu'à coté, l'acteur principal, il rame un peu comme un malade. Remarque, c'est plutôt bienvenu dans un film de batailles navales de l'époque de la Grèce antique. Mais sur cette question des bateaux, je vais y revenir plus bas dans la chronique. Non, pour en revenir à Sulli (Sullivan Stapleton, revu dans la chouette série d'action Strike Back)  ce type a mon respect, parce que je le trouve courageux, déjà. Jouer un nouveau chef de guerre, juste après Gérard Butler,  il faut oser. Personnellement j'aurais jamais accepté. Ni aucun de mes potes. Même après des mois de footings, d'haltères et de dégustation de pommes. Jouer le rôle principal de la suite de 300, c'est un peu, vous me direz, comme s'engouffrer dans l'étroite gorge des Thermopyles. Comme quoi, finalement, tout se recoupe. Tout fait sens. Après, il est plutôt beau mec et pas mal carré, donc il n'est pas non plus complètement ridicule. C'est juste qu'il n'y a plus Léonidas et que là, il n'y peut vraiment rien. 300, naissance d'un empire est aussi un film particulier parce qu'en fait, c'est la suite d'un film ou on est de toute façon dégouté que le héros d'avant y soit mort. Donc forcément, ça ne prédispose absolument pas à un accueil favorable.

 

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Ce qui pêche aussi dans cette suite, c'est le scénario qui enquille, j'avais promis d'y revenir, les batailles navales. Le principe de répétition c'est bon pour le registre comique mais dans un bon film de fight peplumisé c'est forcément un peu casse-gueule. Aussi, naissance d'un empire se casse quand même un peu la gueule. Une bataille navale, une autre et tiens, pour finir, une bataille navale ! Bon c'est vrai que la bataille de Salamine ne s'est pas gagnée en une heure, mais quand même. Après, dans le fond je me suis plutôt senti bien à bord. La réalisation est tout sauf ridicule. Et même si les batailles sur l'eau, forcément, ça lasse, certaines séquences arrachent bien la rétine. Les effets visuels s'intègrent mieux que dans l'original, rapport à l'évolution de l'humanité et de la technologie, et il y a, encore une fois, Eva Green. Et puis, les spartiates continuent d'envoyer du lourd. Par les temps qui courent, comment ne pas avoir envie d'hurler :

Better we show them, we chose to die on our feet, rather than live on our knees !

Donc, ça reste pour moi bien sympa, surtout au début, et musclé tout du long. Voilà, il est temps pour moi de terminer cette chronique en citant cette vibrante exclamation de mon voisin de fauteuil, au terme de cette tonitruante projection ciné :

- J'm'ai pas ennuyé du tout !

 

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L'hommage signé Frank Perez

 

 

 

 

 

 

 

Gérard Léonidas 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

Frank Miller

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300 & 300, La naissance d'un empire

2006 & 2014

1H57  & 1H42

 

Les Blu-ray : 300 en Blu-ray est une expérience. Du détail et du piqué mais une image "à grain". Une vraie matière délivrant des contrastes radicaux et un relief ahurissant. Tout cela est un peu plus lisse dans le second volet mais la précision reste redoutable et les couleurs ravissent. Deux bons gros moments HD pour faire claquer vos écrans et décrasser vos enceintes. Tonight, les voisins dine in hell !!!!!

 

 

300

Director:

Writers:

(screenplay), (screenplay) | 3 more credits »
 
 

300, Naissance d'un Empire

Director:

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(screenplay), (screenplay) | 1 more credit »
 
 
 

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29/03/2016
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