LES CHRONIQUES CINÉ DE FRANCISCO & CO.

LES CHRONIQUES CINÉ DE  FRANCISCO & CO.

X-MEN : APOCALYPSE, plantage absolu

FANTASTIQUE                                       VOD

BRYAN SINGER

199353.jpg

 

 

 

 

 

 

Je n'ai rien contre les X-Men. J'ai vu tous leurs films, même le 3, et ils sont encore venus manger à la maison dimanche dernier. Magneto s'est amusé comme un fou dans le jardin avec mon Jack-Russell et Mystique nous a bien fait marrer en se transformant en François Hollande et Nicolas Sarkozy. Mais là, non. Ce que Bryan vient de leur faire est proprement scandaleux.

- It's over, Charles. You're finished. You're mine now.

- You will never win.

- And why is that?

- Because you are alone... and I am not.

Ok...

Voici clairement le plus mauvais opus de la série.
Une débauche d'effets en CGI qui n'ont pas plus de réalité qu'une vulgaire cinématique de jeux vidéo.
Rien ne fait vrai tout sonne faux, lisse, publicitaire, Kitsch, pompier. À chier. Les scène ridicules s'enchainent d'une manière de plus en plus embarrassante pour Bryan Singer.. Et, petit à petit, la vérité s'impose : Le réalisateur du premier et brillant X-Men et du cultissime Usual Suspects vient de signer un bon gros film pour neuneus.

xmen-apocalypse-tornade-crête.jpg

Tout ce qu'avait brillamment relancé Matthew Vaughn dans son classieux X-Men First Class avait déjà commencé à dégringoler dans l'artificiellement alambiqué Days of Future Past mais alors ici, oui, c'est clairement l'apocalypse.

Sur un scénario linéaire, particulièrement  laborieux et aux dialogues lourdingues,  les prestations d'acteurs à la limite du cachetonnage achèvent de transformer l'entreprise en gigantesque nanar. Fassbender passe la moitié du film à pleurer, on le comprend. C'est vrai que j'avais de la peine pour lui. Mais attention ce n'est pas un navet à se repasser entre potes avec des bières et des pizzas froides, histoire de bien se marrer. Non, c'est un de ces navets pas drôles du tout. Le truc qui colle limite l'angoisse. Totalement soporifique et au final (pour ceux qui arriveront jusqu'au bout) assommant. On sort de ce film comme Nicholson à la fin de Vol au dessus d'un nid de coucou : la bouche grande ouverte, histoire de cicatriser la trépanation.
Le plus pathétique dans l'affaire étant que ce monstrueux blockbuster poussif au cerveau liquéfié s'efforce d'être le plus spectaculaire possible mais la laideur des effets rend tout cela totalement vain et transparent. On s'emmerde. D'abord un petit peu puis de plus en plus. Un spectateur au bout du rouleau pourrait sans doute en mourir.
Parlons clairement, X-Men Apocalypse fait honte à la saga et nous offre le méchant le plus pontifiant et ennuyeux de tout l'univers Marvel (Heureusement qu'on ne reconnait pas le grand acteur qu'est Oscar Isaac sous son fond de teint bleu à base de détartrant pour WC) Son invincibilité traitée à grands balayages de faisceaux divers, de rayons fluos et de trucs qui font pschittt avec tout plein de couleurs et des tas de débris dedans, prêterait bien à sourire si cela n'arrivait pas après deux heures dix-huit d'un long supplice. Artistiquement, compte tenu de la filmo de Singer, on peut parler ici de "ratage de la décennie".

 

latest.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES RESPONSABLES :

Director:

Writers:

(screenplay), (story) | 3 more credits »

 

 

 

 

 

X-Men-Apocalypse-Poster-No-Text.0.0.jpg

 



08/10/2016
6 Poster un commentaire

A découvrir aussi