LES CHRONIQUES CINÉ DE FRANCISCO & CO.

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PREDATOR, Spinaltap aime les crustacés daltoniens

FANTASTIQUE / SURVIVAL                         BLU-RAY

JOHN McTIERNAN

 

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En l'espace d'une année, John McTiernan a signé, dès ses deuxième et troisième films, deux monuments de films d'action 80's méchamment burnés et devenus cultes: Predator et Piège de cristal.

Juste avant de révéler Bruce Willis au grand public en 1988, il confirmait Arnold Schwarzenegger dans le statut d'action-hero superstar après ses prestations quasi-mutiques dans Conan le barbare et Terminator. Mais contrairement à Conan qui est difficilement regardable aujourd'hui, Predator suscite toujours largement l'intérêt dans son habit HD (je n'ai pas vu la version sortie en 3D mais je doute qu'elle apporte un vrai plus au film). Cette édition de 2010 est plus qu'appréciable niveau piqué et couleurs, bien qu'inégale en raison des différentes pellicules utilisées lors du tournage archi-difficile dans la jungle mexicaine (quelques plans complètement flous). Le film, débutant comme un classique film de guérilla bien bourrin, s'avère en fait un impressionnant survival bestial, où le chasseur devient la proie, et dont la tension oppressante est parfaitement maitrisée par le savoir-faire de McTiernan et la créativité de Stan Winston, le "père" du Predator qui comptait déjà dans sa sympathique petite famille "The Thing", "Alien" et "Terminator", rien que ça. Bon faut être honnête: y a quelques scènes et effets spéciaux qui ont mal vieilli, mais pas de quoi gâcher le plaisir, ça fait même partie du charme old school.

 

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Et puis y a les biscoteaux et les abdos de Schwarzie. Et là je confirme: pas besoin de 3D. Tiens d'ailleurs c'est marrant, je suis devant le mur de mon mini-bar. C'est des plaquettes de parement de petits carrés en ciment avec le dessus arrondis en relief, je sais pas si vous voyez…Bon c'est juste que ça ressemble aux abdos de l'ex-Monsieur Univers. Parce qu'en 1987, le Schwarzie dans le rôle d'Alan "Dutch" Schaefer est au top de sa forme. Foutrement bien bidoché, le bonhomme. Une masse. Mais sévèrement affutée, saillante de partout. Même ses veines et ses cheveux en brosse sont musclés. Et autant dire qu'avec ses petits copains de commando d'élite réunis pour effectuer une mission de sauvetage dans une jungle particulièrement inhôspitalière d'Amérique latine, ça fait un sacré paquet de barbaque ruisselante taillée à la fonte. Bon c'est surtout pour faire joli tous ces muscles, genre art pectoral, parce que quand on tient entre ses grosses pognes des M16, Mp5a4 ou autre Gattling M134, normalement on a pas besoin de balancer du concentré de phalanges. Sauf que ce qui devait être une mission de routine pour ces lascars surentraînés va se transformer en véritable boucherie.

 

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Un carnage. La faute à un truc pas prévu du tout. Un impondérable que ça s'appelle, en provenance directe de l'espace. Et ouais, un enfoiré d'extra-terrestre - non mais qu'est-ce qu'il fout là, celui-là?? - ayant comme passion première le corps humain. Sorte de couteau suisse de la mort, ce grand machin rasta manifestement complexé par une vilaine tronche de crustacé à mandibules dissimulée derrière un casque dernier cri sait par dessus le marché se rendre quasi-invisible pour se fondre dans la nature. Bah voyons, et il a aussi l'option vision géo-thermique pendant qu'on y est, histoire de repérer plus facilement la testostérone en pleine jungle??  Et ben oui! Pas de bol pour Dutch et ses hommes, le crustacé aigri a entrepris de zigouiller toute la bande, un par un et sans passer la serpillère derrière. Une négligence absolument inadmissible vu que ça tâche un peu, ce genre d'occupations. Si on a pas numéroté ses os et mis un post-it sur ses organes avant de le croiser, on peut considérer notre anatomie comme un gros chantier en perspective.

 

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Donc les soldats perdent rapidement leur humour bien gras quand ils retrouvent les intestins de Hawkins parti à la poursuite de la prisonnière locale chopée lors de leur attaque du camp de guérilleros. Et c'est pas le fait de trouver quelques instants plus tard ce bon vieux baroudeur de Blain avec un trou dans la cage thoracique grand comme une bouche d'égout qui va les détendre du maxillaire. De quoi devenir un brun chafouin et avoir une subite envie de vider son chargeur dans la nature. Résultat: les gars bousillent carrément la forêt en rang d'oignons à l'artillerie lourde en direction supposée du fugitif à mandibules, et là vaut mieux pas que des gens passent par hasard dans le champ de tir. En même temps y a peu de risques qu'une famille fasse une randonnée pédestre ou une ballade à poney dans le coin, c'est un peu limite niveau sécurité par ici. Même Billy, l'indien qui a un putain de flair, "y enverrait pas un chien vérolé". En tout cas l'arrosage collectif qui a quand même duré une bonne minute a servi à que dalle, si ce n'est scandaliser Greenpeace pour le coup.

Le crustacé patibulaire est rapide comme un jamaïcain (p't-être pour ça qu'il a des dreadlocks) et rappelons-le invisible durant ses horaires de boulot, même si il a laissé deux trois gouttes de sang verdâtre phosphorescent au passage. Et "si ça saigne, on peut le tuer", dit Dutch. Ouais OK, n'empêche que Mac Elliot qui est un peu tendu depuis la mort de son copain Blain, tout ce qu'il va réussir à faire, c'est un méchoui de sanglier, confondant en pleine nuit le pauvre cochon poilu avec l'E.T. dépeceur à tête de crabe. Alors Poncho ricane bêtement, ce qui manque un peu de tact compte tenu des circonstances. Non y a décidément un gros problème de gestion des émotions au sein du groupe. Bilan ils vont tous y passer, y compris Apollo Creed, euh pardon Dillon (oui, c'est Carl Weathers) qui va se faire dégommer un bras par un missile supersonique avant de se faire embrocher comme un poulet. Tous, sauf Dutch évidemment qui lui, après avoir fait du toboggan dans la forêt et piqué une petite tête dans un lac, va se retrouver maculé de boue, ce qui le rend lui aussi invisible aux yeux du crustacé daltonien. Enfin un p'tit coup de pouce du destin! Bah oui c'était pas du jeu sinon. Du coup il se sent moins nu avec son camouflage fait maison. Manque plus qu'un arc, des flèches, une torche et un petit cri primal bien senti pour défier l'arthropode du cosmos dans un duel final façon "on me voit, on me voit plus". Limite si il se met pas à se balancer de lianes en lianes! Non en fait Dutch a plus maté Rambo que Tarzan, parce qu'il le copie un peu dans ses pièges forestiers, le coquin. Alors le crustacé patibulo-mandibulaire, l'a beau faire le malin, l'est pas à l'abri de se prendre un bon gros tronc d'arbre sur le coin de la gueule et de se transformer en huître pas fraîche. Non mais!

 

 

 

Spinaltap,

 

 

 

 

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Leçon de cinéma

 

 

 

 

 

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               Merci Arte !

 

 

 

 

 

 

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Predator : Dark Ages 

Un "Fan-film" signé James Bushe.

 

 

 


 

 

 

 

 

L'avis des membres

 

 

 L'anominus :

 " Plaisir non-coupable! "Aiguise-moi ça!"  Définitivement culte."

 

 

 

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PREDATOR

1987

1H45

LE BLU-RAY :  Cette édition de 2010 est plus qu'appréciable niveau piqué et couleurs, bien qu'inégale en raison des différentes pellicules utilisées lors du tournage archi-difficile dans la jungle mexicaine (quelques plans complètement flous)

 

 

Director:

 
 
 
 
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11/11/2015
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