LES CHRONIQUES CINÉ DE FRANCISCO & CO.

LES CHRONIQUES CINÉ DE  FRANCISCO & CO.

LOCKE, the long goodbye

La chronique pour                               BLU-RAY

STEVEN KNIGHT

 

 

Locke-affiche.jpg

 

 

 

Ivan Locke, responsable de chantier reconnu et respecté, quitte un soir le plus gros ouvrage de sa carrière. Il est à la veille d'une journée professionnellement décisive.  Au premier feu, quelques instants d'hésitation. A gauche il rentre chez lui, à droite il prendra une direction qui bouleversera toute sa vie. Clignotant à droite et le film s'élance. 1h20 où Tom Hardy, intense et totalement habité, le visage éclairé par les lumières de l'autoroute, dressera le portrait magistral d'un homme "perdant" sa vie, seul,  au volant de sa voiture. 

Au fil des conversations téléphoniques le drame prend de l'ampleur et la terrible décision d'Ivan Locke glisse vers une dissolution progressive du personnage. En cela, les effets de flous et reflets traduisent à la perfection cette perception altérée d'une vie qui s'efface.  Nous assistons en huis clos à une tragédie où les voix du choeur sont remplacées par celles que l'on entend résonner dans l'habitacle du dernier monde de Locke. Les germes de son ahurissante "décision" sont magnifiquement suggérés par deux brillants monologues adressés à un redoutable "fantôme" du passé. Quand la volonté de "réparer" peut tout menacer. Le nom du personnage n'est évidement pas anodin. L'homme pensait avoir tout "verrouillé"...

Si Tom Hardy, dont l'aura ne cesse de grandir,  impose ici la puissance hors-norme de son magnétique jeu d'acteur, ses partenaires téléphoniques ne sont pas en reste. Chaque échange sonne juste et vrai. Une véritable sensation de drame "en direct" nous saisit. Ces voix résonnant dans la nuit solitaire d'Ivan Locke non seulement ouvrent l'espace et notre imaginaire, mais ne cessent de faire grimper la tension.

 

locke3.png

 

Que l'on accroche ou pas au destin foudroyé du personnage, voici un véritable tour de force scénaristique et de mise en scène qui force le respect. Un parti-pris courageux de la part d'un réalisateur qui ne signe ici que son second long-métrage après un premier et oubliable Crazy Joe.  Non, c'est bien avec Locke que l'ex scénariste des Promesses de l'ombre et d'Amazing Grace signe son acte de naissance.

Une leçon d'écriture et une vraie "vision".  Ce drame humain prend une intensité  inédite grâce à une mise en scène aussi intelligente qu'élégante. La variété des axes caméra et la photographie somptueuse d'Haris Zambarloukos étendent les limites du cadre grâce à ce jeu permanent  sur les effets de flous et les reflets des phares et des éclairages. Tournage numérique oblige (caméra RED EPIC) ce métrage intégralement "nocturne"offre une image vierge de tout fourmillement. Un résultat spectaculaire de nuances et détails. Ce travail absolument splendide, drapé des lumières dorées des éclairages routiers,  offre en HD un spectacle fascinant. Du premier au dernier plan. Locke est une réussite artistique évidente, un immense numéro d'acteur et une bonne et salutaire petite claque à la notion de huis-clos.

Pour moi, un grand film.

 

 

 

 

 

 

 

 

14072702593317742612413201.jpg 

 

 

 

 

La chronique contre :  LOCKE, Spinaltap n'est pas content

 

 

 

MAKING LOCKE

 

 

 

 



 

 

 

 

CONVERSATION WITH STEVEN AND TOM

Screen Actors Guild Foundation

 

 

 

 

 

 

 

 

552302.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

116958_front.jpg

 

 

 

 

LOCKE

2013

1H25

LE BLU-RAY:  Tournage numérique oblige (caméra RED EPIC) ce film intégralement "nocturne" offre une image spectaculaire de nuances et détails.  Plastiquement ébouriffante, cette oeuvre, jouant sur les reflets, les flous et les lumières dorées des éclairages routiers, offre en HD un spectacle tout simplement fascinant. Du premier au dernier plan.

Director:

Writer:

 
 
 
 
screen-shot-2014-10-13-at-00-42-06.png


01/04/2015
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi