LES CHRONIQUES CINÉ DE FRANCISCO & CO.

LES CHRONIQUES CINÉ DE  FRANCISCO & CO.

HEAT, polar idéal depuis plus de 20 ans !

POLAR                                             BLU-RAY

MICHAEL MANN

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-  So you never wanted a regular type life?

- What the fuck is that? Barbeques and ballgames?

 

Retour sur un must du polar urbain.

20 ans après sa sortie en salles, Heat reste la fascinante confrontation de deux monstres sacrés du cinéma. Pacino / De Niro. Deux pros, sur l'écran comme à la ville. Le regard et les silences du braqueur Neil McCauley s'incarnent dans l'élégante intensité de Robert De Niro. Face à lui, Vincent Hanna. Le Tempérament volcanique du lieutenant est transcendé par l'énergie phénoménale d'Al Pacino. Deux jouissives performances. Deux manière de dévorer l'écran. Deux rôles-costards taillés sur-mesure.

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La mise en scène de Mann nous épargne le " duel d'interprétation" et ne les fera jamais apparaitre ensemble dans le même plan mais uniquement dans le rapport champ-contrechamp. Ils les imposent alors comme totalement complémentaires. L'un n'existant pas sans l'autre. Autour de ces deux guerriers solitaires, une galerie de seconds rôles campés par Val Kilmer, Tom Sizemore, Jon Voight, Ashley Judd, Amy Brenneman, Wes Studi,  Danny Trejo et j'en oublie. Excusez du peu... Des femmes de caractère et le gratin du badass Hollywoodien. Dès le générique d'intro,  Heat est un bonheur de casting. Bienvenue au Festival du charisme. Voilà pourquoi, malgré un rythme qui s'offre le luxe de la lenteur, ces trois heures de film passent come un charme. Le polar idéal.

Sur le fond, Michael Mann, également scénariste, impose sa marque de fabrique. Un socle scénaristique ultra-documenté tiré d'une véritable enquête (qui inspira au réalisateur un premier téléfilm en 1989 L.A Takedown)  L'ex flic et acteur Dennis Farina fut consultant pour  le personnage de Pacino. Coté braqueurs c'est l'ex taulard et écrivain Ed Bunker (vu dans Réservoir Dogs et Animal Factory) qui apporta épaisseur et crédibilité aux actions et personnages du gang De Niro. De l'écriture au montage Heat respire la maîtrise...

La réalisation découpe l’action avec la même rigueur que ses protagonistes. Les expérimentations visuelles  de Collateral (2004) et Miami Vice (2006) l'ont amplement distancé mais l’élégance de la mise en scène à toujours fière allure. Posée et enveloppante dans les moments intimes. Gros plans, courtes focales et  lignes de fuites étirées à l'extrême dans les moments de tension. Caméra-épaule et steadycam dans les grands moments de bravoure telle l'hallucinante fusillade en plein coeur de Los-Angeles qui nécessita à elle seule deux semaines de tournage. Du mouvement, certes, mais parfaitement maitrisé et sans recours à ce procédé stupide et gerbeux de la "caméra secouée" (technique déplorable qui permet aujourd'hui à n'importe quel tâcheron de masquer son incapacité à découper correctement une scène d'action)

 

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 ... La maitrise.

Coeur et moteur de Heat. Portraits de professionnels totalement dévoués à leur Art. Pacino, flic en permanence sur la brèche, tenace et totalement accroc à son job mais dont la vie personnelle est carbonisée. De Niro, précis, calme et méticuleux. Mais le code de conduite et le système de  valeurs qui ont régi sa vie volent en éclat par l'intrusion de deux personnages. Une femme  qui  "le touchera au coeur" et   l 'incontrôlable"  serial killer "Waingro", intrusion dévastatrice dans  "l'organisation"  millimétrée du maître braqueur.

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Deux parcours antagonistes mais aux trajectoires similaires au final. Quelle que soit l'issue de la traque, ces deux hommes ont tous les deux perdu leur vie. Deux hommes se poursuivent dans la nuit, sous le tonnerre des avions décollant vers un ailleurs auquel ils n'auront jamais accès... En un regard, Pacino pose un magistral point final à cette marche funèbre.

Heat. Gun-tragédie indéboulonnable.

 

 

 

 

 

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Style & réalisme - (The nerdwriter)

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

It's a Mann's World - (Alexandre Gasulla)

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

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Heat : Le Blu-ray qui fâche

 

 

 

Pour ce polar d'une folle élégance le transfert Blu-ray est loin d'offrir une vraie redécouverte.

Mêrme supervisé par Michael Mann himself le résultat est clairement décevant. Certes, les couleurs sont rafraîchies et mieux étalonnées, de même les contrastes retrouvent un peu de pèche mais la sensation HD n'est pas franchement au rendez-vous. Il faudra repasser pour un beau piqué d'image et un niveau de détail réjouissant. Parfois lissées certaines scènes de nuit, notamment les vues aériennes, basculent même dans le flou. La sensation d'être devant un bon DVD est quasi constante. Utile uniquement pour les possesseurs d'écrans de plus de 127cm, ce transfert permet de conserver une image nette. Nette mais sans grand relief...

A l'heure ou l'on restaure les plus grandes oeuvres sur master 4K, citons le magnifique transfert du premier film ciné de Michael Mann, Le Solitaire, éditée par Wild Side, je serais preneur d'un transfert à la hauteur du monument. Un vrai boost de définition permettrait de savourer la richesse des décors et lieux de tournages et ouvrirait une réelle profondeur de champ.

Il faudra donc attendre encore pour revoir ce film avec une image aussi affutée que ses deux têtes d'affiche. 

 

 

 

 

 

Blu-ray : Un nouvel espoir (info novembre 2016)

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HEAT en Blu-ray 4K. Imaginez un peu...

Si cette jaquette circule déjà sur le net c'est que le nouveau steelbook du chef-d'oeuvre de Michael Mann annoncé pour le 22 février 2017 en France devrait raisonnablement abriter ce tout nouveau transfert !!!!! Voici le packaging affiché sur la site de la Fnac:

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De quoi mettre en joie tous les fans déçus (j'en suis) par la grande mollesse visuelle du Blu-ray actuel ! Une fadeur indigne du monument.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour le moment, c'est ça:

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HEAT

1995

2H50

Director:

 

Writer:

 

 

 

 

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27/12/2015
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