LES CHRONIQUES CINÉ DE FRANCISCO & CO.

LES CHRONIQUES CINÉ DE  FRANCISCO & CO.

CRAZY HEART, the weary kind

BALLADE COUNTRY                              BLU-RAY

SCOTT COOPER

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Il y a des petits films tendres et sympas qui ne prétendent à rien d'autre qu'à être tendres et sympas. Et c'est pour ça qu'on les aime. Crazy Heart en fait partie.

Cette histoire d'ancienne gloire de la country sillonnant l'amérique dans son pick-up, chantant son spleen entre deux cuites, dispersant son talent sur la scène d'un bar ou d'un bowling, parle directement au coeur.  il s'ajoute à la longue liste des films dédiés à a un genre musical qui irrigue en profondeur la culture US et l'esprit du pays. Je ne fais pas référence aux origines puritaines et conservatrices du ferment premier, ni même de la country d'usine débitée aujourd'hui au kilomètre sur les ondes, mais bien à cette poétique de la route, des amours perdues, des fermetures d'usines et des fins de mois difficiles qui, de Hank Williams ou Gene Autry à Willie Nelson, Patsy Cline,  Johnny Cash, Kris Kristofferson ou Emmylou Harris, a débordé autant sur le folk que la scène rock et inspiré quelques grand moments de cinéma.  Je pourrais citer le Honkytonk Man d'Eastwood, le Nashville d'Altman ou le ShowBus de Bogdanovitch. Plus récemment, on peut glisser le folk mais un peu country quand même Inside Llewyn Davis des frères Coen (O' Brother, bien sûr !)  le magnifique biopic consacré à johnny cash : Walk the Line ! (à chroniquer un de ces jours) et le I Saw the Light de Marc Abraham dédié à un Hank Williams joué par Tom Hiddlestone (Pas encore vu mais dispo sur les plateformes VOD)

Crazy Heart est donc une de ces pures ballades que je mettrais en lien avec l'attachant Tender Mercies (1983) de Bruce Beresford où le grand Robert Duvall (acteur et producteur sur Crazy Heart) campait lui aussi un chanteur au tournant de sa vie s'efforçant de prendre un nouveau départ. Sans parler de remake, l'hommage est évident est il est transcendé par l'interprétation royale d'un Jeff Bridges qui non seulement chante et joue lui-même toutes ses chansons mais n'est jamais aussi bon que lorsqu'il se laisse pousser la barbe et le ventre.

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C'est le premier chapitre de la filmographie d'un acteur devenu réalisateur : Scott Cooper. De Crazy Heart à Strictly Criminal en passant par les Brasier de la Colère, Cooper dépeint l'amérique de Springsteen. Ouvriers au bord du point de rupture, chômeurs, tueurs fous et ici poète esseulé. C'est peut-être, encore aujourd'hui son plus beau film. Bad Blake, le cow-boy de l'amour, est un chanteur au bout du rouleau et c'est l'amour qui viendra le sortir de sa torpeur. Désabusé, Alcoolique, il reste Bad Black. Même si, de temps en temps, un fan vient lui rappeler avec gentillesse que son passage sur terre n'est pas vain, son penchant pour la bouteille et son inspiration en berne le rendent amer et infréquentable. L'entrée en scène de Jean, l'apprentie journaliste incarnée par Maggie Gyllenhaal, va changer la donne... C'est le canevas d'une chanson. Celle que composera un Bad Blake convalescent dans la seconde partie du film. "The Weary Kind" signé du jeune Ryan Bingham est, depuis le film, un des plus beau standard de la country contemporaine.

Voilà, on ne révolutionne pas le genre, les clichés sont bien là, mais la sincérité du propos et l'engagement des acteurs donnent une belle chair à l'ensemble. C'est filmé sans esbrouffe mais soigneusement et avec une belle photographie. L'atmosphère confortable et la générosité qui s'en dégage m'ont embarqué sans peine. C'est un film que j'ai eu plaisir à revoir.

Je ne vous raconterais pas la fin mais le dernier plan, travelling ample et somptueux, est à l'image du film. Chaleureux et apaisant. Parce qu'une histoire d'amour, de musique et de rédemption est toujours un câlin bienvenu pour nos âmes sensibles.

 

 

 

 

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The weary Kind - Ryan Bingham

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L'avis des membres

 

Cirimax :

Merveilleux film avec une vraie profondeur et j'adore aussi Maggie Gyllenhaal...sacrée actrice.

 

 

 

 

 

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CRAZY HEART

2009

1H50

LE BLU-RAY :   On imagine difficilement un film pareil tourné autrement qu'en 35mm. Alors le grain est là mais la chaleur de l'ensemble offre un spectacle réconfortant. Ce n'est pas pour les hystériques du piqué et du contraste qui tue mais c'est bien agréable à regarder. Tendre image HD pour une chouette sensation ciné. Perso, j'enjoy pas mal.

Director:

Writers:

, (novel)

 

 

 

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28/09/2016
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