LES CHRONIQUES CINÉ DE FRANCISCO & CO.

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BETTER CALL SAUL saison1, l'Art de la lose

SÉRIES                       AMC via  NETFLIX (UHD 4K)

Créateurs                    Vince Gilligan & Peter Gould

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Fini.

Netflix France a livré cette semaine la dernière chronique des pathétiques aventures de Jimmy McGill, saison 1. Avocat à la petite semaine, magouilleur furieusement attachant, bref, loser magnifique.

La genèse du futur Saul Goodman (pseudo brillamment ringard : "It's all good man!") l'avocat du baron de la drogue, Walter White. Marcher dans les pas du plus puissant électrochoc télévisuel de ces dernières années? Le pari était risqué. Voici donc ma réaction et mon humble analyse, au terme de dix heures passées en compagnie de "slipping Jimmy". Quitte à la jouer "prequel", d'abord le verdict.

Better Call Saul remporte la mise en refusant le combat.

 

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Malgré une introduction directement rattachée au chaudron originel,  le caméo savoureux d'un allumé de Breaking Bad et la présence nonchalante et magnétique du personnage de Mike Ehrmantraut, oubliez le principe du gouffre qui s'ouvre sous vos pieds et vous jette en enfer. Better Call Saul flâne. Prend son temps et se paye même le luxe de tourner en rond. Pas d'intrigue scotchantes ni de twists ravageurs qui vous feront hurler à chaque fin d'épisodes. L'addiction est plus subtile.

Après le bruit et la fureur savourez ces contes de la folie ordinaire. Vous entrez en littérature. Une lenteur idéale s'installe rapidement, pour savourer la chair de dialogues extraordinaires et s'imprégner de la profonde et élégante mélancolie qui se dégage de l'ensemble. Encore un prodige d'écriture de la part de Gould et Gilligan. C'est le fantôme de Raymond Carver qu'ils réveillent ici. Car Better Call a le désespoir poli. Plus que jamais, l'humour plane comme un aigle royal sur le triste paysage humain exposé par cette lente mise à mort des dernières illusions.

Les racines du mal servies en douce infusion, ça vous tente?

 

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Better Call Saul est aérien. Grâce au jeu des acteurs. Tous excellents. Excepté Bob Odenkirk qui, lui, est littéralement stupéfiant. Ce n'est pas une surprise. Il était déjà, à lui tout seul, cette salutaire bouffée d'oxygène dans l'étau de Breaking Bad. Better Call Saul décolle aussi grâce à cette somptueuse réalisation au cadres chirurgicaux, à cette fascinante permanence des espaces vides. Edward Hopper es-tu là?

C'est lent, c'est bon, c'est beau, c'est drôle, c'est triste.

Better Call Saul a ce point commun avec Breaking Bad, nous rappeler en souriant que la vie est un truc terrible !

 

 

 

 

 

 

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BETTER CALL BOB !

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

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BETTER CALL SAUL (Saison 1)

2015...

10 x 60 mn

 

 

DIFF UHD 4K :  Netflix permet à tous les primo-accédants aux nouveau écrans UHD 4K de savourer une image détaillée à l'infini aux couleurs profondes, aux noirs abyssaux. Les tableaux nocturnes à la "Hopper" vont feront ronronner doucement. L'ouverture de la série offre des noirs et blancs à tomber.

 

 

Creators:

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06/10/2015
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